quarta-feira, outubro 04, 2006

Stiglitz

"(...) quelles sont les perspectives d'un régime commercial équitable? La libéralisation des échanges n'a pas tenu ses promesses. Néanmoins, la logique fondamentale du commerce est toujours là: il reste potentiellment capable d'améliorer la situation de la grande majorité, sinon de tous. Le commerce n'est pas un jeu de somme nulle où les gains des uns sont les pertes des autres. Il est, ou du moins peut être, un jeu à somme positive où chacun peut être gagnant. Pour que ce potentiel se concrétise, il nous faut d'abord rejecter deux vieux postulats sur la libéralisation des échanges: qu'elle sera automatiquement pour effect de stimuler le commerce et la croissance, et que la croissance 'ruissellera' automatiquement au profit de tous. Ces deux postulats ne sont compatibles ni avec la théorie économique, ni avec l'expérience historique.
Pour que la mondialisation du commerce trouve un soutien dans le monde dévéloppé, nous devons faire en sorte que ses coûts et ses bénefices soint également partagés. Ce qui implique un impôt sur le revenu plus progressif. Nous devons être particulièrement attentis à ceux dont les moyens de subsistence sont menacés: il faudra une meilleure assistance à l'ajustement, des dispositifs de sécurité plus forts et une meilleure gestion macroéconomique - pour que celui qui perd son emploi puisse en trouver un meilleur. Nous devons mettre en place des politiques capables d'amener une augmentation des salaires, en particulier les plus bas - qui aux États-Unis stagnent depuis des annés. On ne 'vendra' pas la mondialisation en promettant aux travailleurs que malgré tout, s'ils acceptent de réduire suffisamment leurs salaires, ils pourront avoir un emploi. Les salaires ne peuvent augmenter que si la produtivité augmente, et cela exigera davantage d'investissement dans la technologie et l'éducation. Malheureusement, dans certains pays industriels avancés, et tout particulièrement aux Etats-Unis, c'est exactement le contraire qui se passe. Les impôts sont devenus plus régressifs, les dispositifs de sécurité sociale sont affaiblis, et les investissements scientifiques et technologiques en pourcentage du PIB ont baissé (hors secteur militaire), de même que le nombre des diplômes en sciences et en technologie."

Joseph E.Stiglitz, Un Autre Monde. Contre le Fanatisme du Marché (Paris, Fayard, 2006, pp.152-3), tradução do original inglês Making Globalization Work (W.W.Norton, New York, 2006)

1 Comments:

At 10:40 da manhã, dezembro 08, 2006, Anonymous Cadeiradopoder said...

A mundialização não está a cumprir o seu dever, porque as empresas deisnvestem nos países de origem e exploram os trabalhadores dos países pobres, justificando tudo pelo lucro.

 

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