quinta-feira, setembro 21, 2006

Sugestão da semana


Punir les pauvres: le nouveau gouvernement de l'insécurité sociale, de Loïc Wacquant (Marseille, Agone, 2004)

Há, para exagerar um pouco, duas formas de reduzir o desemprego de forma sustentada (para além, claro, da opção de delapidar as regulações laborais que evitam o trabalhador de ficar à mercê do empregador): qualificar jovens e menos jovens, geralmente fazendo alongar a escolaridade e mantendo a formação contínua como uma oportunidade sempre aberta para os adultos; ou prender jovens e menos jovens, fazendo inchar a população prisional ou para-prisional a níveis até há três décadas julgados como inconcebíveis. No caso norte-americano, a segunda estratégia tornou-se a opção (orgulhosamente) prioritária desde os meados dos anos 70 do século passado - mesmo que encarcerar seja por vezes mais caro que educar/formar. O sociólogo Loïc Wacquant percorre os momentos e as políticas desta estratégia, lançando luz sobre o outro lado das propostas liberais de gestão da (in)segurança social e profissional. Ou melhor, para citar o autor, "liberais-paternalistas": liberais para os ricos, paternalistas (e punitivas) para os pobres.

Resumo:

"Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché."

1 Comments:

At 3:12 da tarde, setembro 24, 2006, Blogger AChata said...

Com as novas leis contra o "terrorismo" ainda vai ser mais fácil pôr em prática esta politica.
Irá funcionar por quanto tempo?

 

Enviar um comentário

Links to this post:

Criar uma hiperligação

<< Home

Number of online users in last 3 minutes