quarta-feira, maio 30, 2007

Nova morada

O "Véu da Ignorância" renasceu, agora na versão II. Passem por lá.

quarta-feira, janeiro 17, 2007

Hibernação

O "Véu de Ignorância" está em hibernação de facto há mais de 3 meses. Por motivos profissionais dos seus bloggers, tem sido impossível dar continuidade ao tipo de intervenção que ensaiámos de Fevereiro a Agosto de 2006.
Este não é o fim do "Véu da Ignorância", mas é um interregno que pode ser mais ou menos longo. O nosso objectivo é regressar um dia, com mais tempo e disponibilidade.

Aos nossos leitores, um obrigado pela atenção demonstrada.

P.S. - Entretanto, o Hugo Mendes continua a escrever, a espaços, no novíssimo blogue "A Vez do Peão".

terça-feira, outubro 24, 2006

Untitled

Empty Souls

"Empty souls will leave their homes
To find a place where they're alone
Rattling memories and hollow bones
Leaves a taste so bitter and cold

For empty souls will stand alone
Shivering like black-eyed dogs
Waiting to be taken home
Where that is they only know

Exposed to a truth we don't know
Collapsing like the Twin Towers
Falling down like April showers
Colossal endless like a marathon
God knows what makes the comparison
God knows what makes the comparison

For the empty souls
For the empty souls

For empty souls they stand alone
Shivering like black-eyed dogs
Waiting to be taken home
Where that is they only know

Exposed to a truth we don't know
Collapsing like the Twin Towers
Falling down like April showers
Colossal endless like a marathon
God knows what makes the comparison
God knows what makes the comparison

For the empty souls
For the empty souls

Colossal endless like a marathon
God knows what makes the comparison
God knows what makes the comparison

For the empty souls
For the empty souls"


Manic Street Preachers, LifeBlood (2004)

quarta-feira, outubro 04, 2006

Stiglitz

"(...) quelles sont les perspectives d'un régime commercial équitable? La libéralisation des échanges n'a pas tenu ses promesses. Néanmoins, la logique fondamentale du commerce est toujours là: il reste potentiellment capable d'améliorer la situation de la grande majorité, sinon de tous. Le commerce n'est pas un jeu de somme nulle où les gains des uns sont les pertes des autres. Il est, ou du moins peut être, un jeu à somme positive où chacun peut être gagnant. Pour que ce potentiel se concrétise, il nous faut d'abord rejecter deux vieux postulats sur la libéralisation des échanges: qu'elle sera automatiquement pour effect de stimuler le commerce et la croissance, et que la croissance 'ruissellera' automatiquement au profit de tous. Ces deux postulats ne sont compatibles ni avec la théorie économique, ni avec l'expérience historique.
Pour que la mondialisation du commerce trouve un soutien dans le monde dévéloppé, nous devons faire en sorte que ses coûts et ses bénefices soint également partagés. Ce qui implique un impôt sur le revenu plus progressif. Nous devons être particulièrement attentis à ceux dont les moyens de subsistence sont menacés: il faudra une meilleure assistance à l'ajustement, des dispositifs de sécurité plus forts et une meilleure gestion macroéconomique - pour que celui qui perd son emploi puisse en trouver un meilleur. Nous devons mettre en place des politiques capables d'amener une augmentation des salaires, en particulier les plus bas - qui aux États-Unis stagnent depuis des annés. On ne 'vendra' pas la mondialisation en promettant aux travailleurs que malgré tout, s'ils acceptent de réduire suffisamment leurs salaires, ils pourront avoir un emploi. Les salaires ne peuvent augmenter que si la produtivité augmente, et cela exigera davantage d'investissement dans la technologie et l'éducation. Malheureusement, dans certains pays industriels avancés, et tout particulièrement aux Etats-Unis, c'est exactement le contraire qui se passe. Les impôts sont devenus plus régressifs, les dispositifs de sécurité sociale sont affaiblis, et les investissements scientifiques et technologiques en pourcentage du PIB ont baissé (hors secteur militaire), de même que le nombre des diplômes en sciences et en technologie."

Joseph E.Stiglitz, Un Autre Monde. Contre le Fanatisme du Marché (Paris, Fayard, 2006, pp.152-3), tradução do original inglês Making Globalization Work (W.W.Norton, New York, 2006)

domingo, setembro 24, 2006

Casa emprestada

Desde ontem que estou aqui, em discussão acesa no blog do Timshell.

sábado, setembro 23, 2006

Affirmative action

Poison Ivy

"American universities like to think of themselves as engines of social justice, thronging with 'diversity'. But how much truth is there in this flattering self-image? Over the past few years Daniel Golden has written a series of coruscating stories in the Wall Street Journal about the admissions pratices of America's elite universities, suggesting that they are not so much engines of social justice as bastions of privilege. Now ha has produced a book - 'The Price of Admission: How America's Ruling Class Buys Its Way into Elite Colleges - and Who Gets Left Outside the Gates' - that deserves to become a classic. Mr Golden shows that elite universities do everything in their power to admit the children of privilege. If they cannot get them in through the front door by relaxing their standards, then they smuggle them in through the back. No less than 60% of the places in elite universities are given to candidates who have some of extra 'hook', from rich of alumni parents to 'sporting prowess'. The number of whites who benefit from this affirmative action is far greater than the number of blacks. (...)"

("The Economist", Sept 23rd-29th, p.52)

quinta-feira, setembro 21, 2006

Sugestão da semana


Punir les pauvres: le nouveau gouvernement de l'insécurité sociale, de Loïc Wacquant (Marseille, Agone, 2004)

Há, para exagerar um pouco, duas formas de reduzir o desemprego de forma sustentada (para além, claro, da opção de delapidar as regulações laborais que evitam o trabalhador de ficar à mercê do empregador): qualificar jovens e menos jovens, geralmente fazendo alongar a escolaridade e mantendo a formação contínua como uma oportunidade sempre aberta para os adultos; ou prender jovens e menos jovens, fazendo inchar a população prisional ou para-prisional a níveis até há três décadas julgados como inconcebíveis. No caso norte-americano, a segunda estratégia tornou-se a opção (orgulhosamente) prioritária desde os meados dos anos 70 do século passado - mesmo que encarcerar seja por vezes mais caro que educar/formar. O sociólogo Loïc Wacquant percorre os momentos e as políticas desta estratégia, lançando luz sobre o outro lado das propostas liberais de gestão da (in)segurança social e profissional. Ou melhor, para citar o autor, "liberais-paternalistas": liberais para os ricos, paternalistas (e punitivas) para os pobres.

Resumo:

"Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché."

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